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Rhône-Alpes est la première région exportatrice en Turquie 10 mai 2011

Posted by Acturca in Economy / Economie, France, Turkey / Turquie.
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Le Progrès (France, Supplément Eco

mardi 10 mai 2011, Lyon p. Supplément Eco4

Dix-huit mois après son premier voyage de prospection à Istanbul, Diffuselec tire un premier bilan : 3,5 millions € de chiffre d’affaires. Des contrats pour l’équipement en LED d’un hôpital, d’une université et d’une centaine de villas dans une ville nouvelle. « Nos produits sont technologiques, innovants, et viennent concurrencer les produits asiatiques. Le potentiel est énorme, le PNB explose et le pays est très ouvert aux nouvelles technologies », s’enthousiasme Serge Miltcheff le PDG de l’entreprise d’Ambérieux d’Azergues.

L’implantation des entreprises rhônalpines en Turquie n’est pas nouvelle : Schneider Électric, Sanofi Aventis, MJ Coutier, Renault Trucks sont présentes depuis des années. Mais en 2010, la Turquie a connu un taux de croissance exceptionnel de près de 8 %. Il est porté par le développement de la classe moyenne, la consommation intérieure et les dépenses d’investissement. Istanbul concentre 70 % des échanges, cette capitale économique est à trois heures d’avion de Lyon, le vol est direct et quotidien. Tous ces ingrédients en font, plus que jamais, une destination privilégiée pour les PME en quête de débouchés à l’export.

Guillaume Levacher est responsable du développement commercial de Lethiguel à Lozanne dans le Rhône. Sa société fabrique des thermoplongeurs de fonderie pour les métaux non ferreux. Il a pris la mesure du potentiel de ce marché lors d’une mission de prospection d’une semaine en Turquie organisée par la chambre de commerce.

La chambre franco-turque avait réalisé une étude de marché en amont et organisé un carnet de rendez-vous avec des prospects. « J’ai gagné beaucoup de temps, éliminé les contacts qui ne correspondaient pas à notre offre et identifié les clients et les marchés pertinents. J’y suis retourné seul pour suivre ces premiers prospects et en trouver d’autres ». Il avoue avoir perdu du temps à ne pas s’adjoindre tout de suite les services d’un partenaire commercial sur place. Bernard Constant connaît le marché turc depuis une dizaine d’années. Le patron d’Admajoris à Cublize exporte 7 % de son CA en Turquie. La société fabrique des granulés pour l’injection et l’extrusion plastique. Il apprécie les procédures douanières simplifiées qui fluidifient les envois de matière. Depuis l’année passée, il salarie un agent turc pour la représentation locale à Istanbul.

« Il rayonne en Turquie, mais aussi en Égypte et en Syrie. C’est une tête de pont sur le Moyen-Orient et l’Asie, ces zones évoluent selon les influences économiques, c’est très sensible pour les matières premières. Nous avons un excellent benchmarking grâce à ce positionnement ».

« Les PME méconnaissent le marché turc »

Raphaël Esposito, directeur de la Chambre de commerce française en Turquie

Les chefs d’entreprise font facilement l’amalgame : la Turquie est un prolongement de l’Afrique du Nord, voire du Moyen-Orient. C’est d’une totale méconnaissance. Les PME françaises vont naturellement et prioritairement vers les marchés de proximité, leurs voisins. La Suisse, la Belgique partagent une langue commune. Le Maroc, l’Algérie, la Tunisie font aussi partie de cette communauté de langue. De plus, les chambres de commerce et d’autres organismes n’ont pas mis en avant la Turquie. C’est moins vrai aujourd’hui. Des journées sur l’export, comme celles qui se sont déroulées à la CCI de Lyon en avril permettent de modifier ces a priori.

Il est difficile de convaincre les PME d’aborder ce marché. Pourtant, la Turquie fait partie des dix pays les plus nombreux à exposer en France. Rencontrer des entrepreneurs turcs sur un salon change la donne. Mais c’est encore difficile de les faire venir en Turquie. Une fois cette barrière franchie, les réactions sont unanimes : on ne s’attendait pas à voir ce que l’on a découvert ! Pourquoi ne suis-je pas venu plus tôt ? La Turquie est le premier pays de l’OCDE en termes de croissance cumulée sur la période 2002-2007. Heureusement, les mentalités évoluent. Depuis cinq ou six ans, l’État, les chambres consulaires, les fédérations professionnelles organisent de plus en plus de voyages de découverte des marchés de ce pays.

Il faut être introduit en Turquie. C’est avant tout un pays de réseau. L’entrepreneur turc développe une vision à court et moyen terme forgée par des crises successives. Le pays a essuyé en moyenne deux crises par décennies. En 2001, le pays a connu une grave crise financière suivie de la crise internationale de 2009. Ce n’est pas très difficile de faire un one shot, c’est plus compliqué de pérenniser les affaires.

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