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La France perd du terrain en Turquie 14 décembre 2012

Posted by Acturca in Economy / Economie, France, Turkey / Turquie.
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Le Figaro (France) no. 21265, vendredi 14 décembre 2012, p. 25
Le Figaro Économie

Charles Gautier et Cyrille Lachèvre

Si ADP ou Alstom remportent de gros contrats, nos parts de marché baissent.

Commerce. La France perd inexorablement des positions en Turquie. Selon Ubifrance, l’agence pour le développement à l’international des entreprises françaises, la part de marché des produits nationaux vendus au-delà du Bosphore a chuté à 3,6 % sur les dix premiers mois de 2012, contre 5,2 % en 2006 et 3,8 % en 2011.

Les exportations françaises ont marqué le pas avec une hausse limitée à 3 % en 2012 contre 7,1 % en 2011. Globalement, les échanges commerciaux entre les deux pays se sont élevés à 9,5 milliards sur les neuf premiers mois de cette année, soit une infime hausse de 0,6 % par rapport à la même période de 2011, selon les chiffres fournis par Zeynep Necipoglu, présidente de la chambre de commerce française en Turquie. « Il n’y a pas de sentiment anti-français dans ce résultat, assure Éric Fajole, directeur d’Ubifrance Turquie, le changement de méthode de remboursement des médicaments, le coup de frein à la consommation, et certaines barrières tarifaires et sanitaires ont gêné nos entreprises »

« Intérêt à se parler »

Pourtant, le refroidissement des relations diplomatiques entre les deux pays, qui s’est accru sous l’ère Sarkozy, n’aide pas les sociétés françaises, comme en ont témoigné de nombreux intervenants lors du quatrième séminaire annuel de l’institut de Bosphore, récemment à Istanbul. « Nos deux pays ont un véritable intérêt à se parler et doivent se comprendre », insiste Henri de Castries, coprésident du comité scientifique de ce « cercle de pensée » réunissant patrons et universitaires des deux pays. Le PDG d’Axa mise sur le « récent changement de leadership politique en France », pour y parvenir. La France et la Turquie ont beau avoir signé leur premier pacte commercial en 1526, on compte environ cinq fois moins d’entreprises françaises sur place que d’allemandes. La venue attendue en janvier de Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur, et celle espérée de François Hollande pourront sans doute réchauffer les relations diplomatiques.

Tout n’est pas négatif pour autant entre les deux pays : plus de 450 implantations françaises recensées en 2010 ont généré 10 milliards de dollars (7,6 milliards d’euros) d’investissements en stock. Au-delà des présences industrielles de Renault ou PSA qui ont fait couler beaucoup d’encre, Axa, Groupama, Air liquide, Yves Rocher, Alstom ou Aéroport de Paris ont raflé de beaux contrats. Car même contrarié par un projet concurrent, ADP, grâce à la prise de participation dans un opérateur local, a bondi au troisième rang mondial du secteur. Alstom est devenu une référence pour les grands projets d’éoliennes par exemple. Pour relancer la machine, Ubifrance espère conduire une grande délégation d’entrepreneurs lors du forum Futuralia d’Istanbul en juin prochain. Il faudra se présenter en ordre de bataille pour prendre la part du lion des grands projets structurants voulus par la Turquie en 2023. « Laissons l’histoire aux historiens », plaide au final André Marcon, le président de l’assemblée des chambres de commerce, qui a pu mesurer, lors d’un récent déplacement sur place, « le potentiel de ce pays, trop méconnu ici ».

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