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UE/Turquie: La Turquie veut freiner les importations en provenance de l’UE 23 janvier 2013

Posted by Acturca in Economy / Economie, EU / UE, Turkey / Turquie, Turkey-EU / Turquie-UE.
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Europolitique (Belgique) 23 janvier 2013

Par Markus Bernath à Istanbul

Face à un déficit des comptes courants et à un certain malaise parmi les électeurs, le gouvernement turc a mis en place un certain nombre de restrictions sur les importations. Les secteurs cibles des mesures vont de l’acier plat à la viande rouge en passant par l’automobile et l’alcool. Certaines de ces restrictions s’appliquent depuis le début de l’année 2013. Par ailleurs, le Premier ministre turc Tayyip Erdogan a accusé l’UE de réduire ses importations de Turquie afin de faire plier le pays. « L’Occident ne veut pas d’une Turquie forte », a-t-il déclaré le 19 janvier à Gaziantep.

Ces remarques de M. Erdogan ont suscité la perplexité. « Cela ne correspond pas à la réalité », a déclaré à Europolitique un représentant d’une chambre de commerce européenne en Turquie. L’excédent commercial de l’UE27 avec la Turquie a continué de croître entre janvier et octobre 2012, à 22,7 milliards (21,2 milliards d’euros en 2011). Mais les analystes soulignent que le déficit du compte courant de la Turquie – le principal point faible de l’économie – ne se réduit pas aussi vite que le souhaitent le gouvernement et la banque centrale. Les importations de marchandises ont augmenté à nouveau de 12,3 % en novembre 2012 et la demande d’importations devrait rester forte en 2013. Ankara tente donc de manière agressive de freiner les importations, principalement dopées par la consommation privée et les besoins énergétiques. Le déficit du compte courant turc s’était accentué à 10 % du PIB en 2011 – un niveau jugé dangereux – pour descendre à quelque 6 % en 2012. Il pourrait rester à ce niveau cette année, mais ce pourcentage est toujours trop élevé pour le gouvernement.

La hausse des droits d’importation sur certains produits plats en acier au 1er janvier préoccupe surtout l’Ukraine et la Russie, les deux principaux fournisseurs de la Turquie. L’embargo sur les importations de bétail et de viande rouge par le ministère turc de l’agriculture, le 28 décembre 2012, pourrait toucher les éleveurs de l’UE, principalement d’Allemagne, d’Autriche et de Pologne. En 2010, la Turquie a levé l’interdiction sur les animaux vivants et la viande, à la suite d’une forte augmentation de la demande sur le marché intérieur. En 2012, les agriculteurs se sont plaints de la baisse du prix des animaux élevés sur place. La Commission européenne dénonce régulièrement les restrictions sur les importations de bovins vivants et de viande bovine. Les produits agricoles non transformés ne font pas partie de l’union douanière de la Turquie avec l’UE.

Les importations de voitures en Turquie devraient également être touchées cette année, après une nouvelle hausse de la taxe spéciale à la consommation (ÖTV). Le ministère des Finances a augmenté la taxe à l’automne 2012 à 40 % pour les voitures de petite à moyenne cylindrée (jusqu’à 1600 cc). La taxe ÖTV avait déjà augmenté, en 2011, à 130 % pour les voitures de 2000 cc et plus. La taxe spéciale à la consommation frappe également les téléphones portables, l’alcool, les cigarettes et le carburant.

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