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Des projets tous azimuts dans l’énergie 3 mai 2013

Posted by Acturca in Economy / Economie, Energy / Energie, Turkey / Turquie.
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Les Echos (France) no. 21430, vendredi 3 mai 2013, p. 14

Véronique Le Billon

Pour satisfaire une demande croissante d’énergie, la Turquie a engagé des projets sur tous les fronts.

Si la croissance économique de la Turquie n’a pas échappé à un net ralentissement l’an dernier, avec une hausse du PIB de 3 % après plus de 8 % en 2011 et 2010, le pays a engagé les grandes manœuvres pour répondre aux besoins galopants de la demande d’énergie et réduire sa dépendance. La demande gazière a ainsi progressé de 11 % en moyenne par an entre 2001 et 2011 en Turquie, quand elle stagnait dans les pays de l’Union européenne, souligne Thierry Bros, de la Société Générale. « Malgré le ralentissement de la croissance, les importations d’hydrocarbures ont progressé de 11,1 % en 2012 pour atteindre 60 milliards de dollars. Dans ce contexte, la Russie reste le premier fournisseur de la Turquie (11,3 %), devant l’Allemagne et la Chine ex aequo (9 %) », rappelle la Direction du Trésor. La production d’électricité dépend pour moitié du gaz, pour près de 30 % du charbon et pour l’essentiel du solde des barrages hydrauliques.

GDF Suez, présent dans le pays via notamment deux centrales au gaz et le petit opérateur Izgaz, anticipe une croissance de la production d’électricité de 6 % par an d’ici à 2030. La Turquie est aussi citée, avec la Russie, la Chine et le Brésil, dans la liste de ses « grands pays stratégiques » par EDF, qui y a développé des capacités dans l’éolien et participe via Edison au projet de gazoduc Itgi (interconnexion entre la Turquie, la Grèce et l’Italie).

Le développement se fait donc tous azimuts : en janvier, le gouvernement turc a signé avec les Émirats arabes unis un contrat de 12 milliards de dollars pour lancer l’exploitation des gisements de charbon du Sud-Est turc, afin d’alimenter des centrales électriques.

Dans le nucléaire, la construction de la première centrale doit démarrer mi-2015, selon Rosatom, qui a remporté le contrat pour quatre réacteurs de 1.200 mégawatts (MW) chacun dans le sud du pays. Le russe entend d’ailleurs ouvrir d’ici à la fin de l’année des négociations avec des investisseurs.

Annonçant un projet de troisième centrale, le Premier ministre turc a indiqué hier au « Nikkei » que le parc nucléaire assurera, d’ici à 2030, la production d’au moins 15 % de l’électricité de la Turquie. « S’il y a un nouvel appel d’offres dans le nucléaire, on ne s’interdit pas de regarder », indiquait hier une porte-parole d’EDF. Ces dernières années, les débats parlementaires français sur le génocide arménien ont glacé les relations franco-turques.

Du côté des énergies renouvelables, un plan de développement de l’éolien a été lancé en 2008 (qui vise 20 gigawatts installés en 2023) et une loi fixe depuis 2011 un tarif de rachat de l’énergie solaire. Un premier appel d’offres doit être lancé d’ici à l’été pour une capacité de raccordement de 600 MW.

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